L’Humanité


“Tempestia est une cité majestueuse, bâtie tel un havre pour l’Homme. C’est aussi une forteresse imprenable qui impose l’humilité au visiteur quand ce dernier passe devant les hautes murailles qui sortent de terre et semblent s’élever pour toucher les cieux.

Cette cité, capitale du Royaume de Dérémis possède l’un des rares et le plus grand port que le monde ait connu. C’est là que mouille la flotte de guerre du Royaume, protégeant les côtes de toute agression.

Certains peuvent vivre des années dans Tempestia, cependant, même après plusieurs décennies, il arrive de découvrir de nouveaux trésors. Il faudrait passer des jours entiers dans chacun de ses quartiers pour ne serait-ce que commencer à effleurer ses secrets.
Il s’agit sans aucun doute de la plus grande merveille que l’Humanité n’ait jamais bâti.

C’est une ville cosmopolite dans laquelle vivent et travaillent des milliers d’âmes. Il est dit que dans les marchés de Tempestia, on peut y trouver tout ce que l’on souhaite. Les guildes marchandes arrosent ses étals et ses commerces de leurs richesses venant de tout le continent et même d’au-delà.

Sa grande bibliothèque en fait un coeur de savoir et d’éducation exemplaire qui, j’en suis convaincu, nous vaut la jalousie des Azehils !

Nul doute que Tempestia est le joyau de la civilisation en Akenlor. Il s’agit de la plus grande merveille que l’Homme ait jamais bâti et celui-ci la défendra jusqu’au bout et quelle que soit la menace qui ose se dresser face à l’Humanité.”

Mestre Gorus Adamos,
Historien de l’académie des savoirs de Tempestia

Introduction

Le royaume de Deremis est composé d’une dizaine de duchés, baronnies et comtés. Chacun de ces territoires est indépendant, mais tous font allégeance au roi et ce depuis des siècles.
Ainsi, lorsque celui-ci ordonne, tous s’exécutent sans délai.

Néanmoins, en dehors des consignes du roi, qui concernent pour la plupart le Royaume dans son ensemble, ces territoires sont sous la régence de leurs seigneurs respectifs.
La plupart dilapident énormément en ressources et en hommes pour comploter contre leurs voisins, même si au sein même du palais royal, tous font montre d’une cordialité et d’un respect qui disparaît aussitôt les portes franchies.

Chacun des territoires qui compose le Royaume possède son propre blason et porte les couleurs de son seigneur. Cependant, le blanc brodé d’or ainsi que le lys doré, couleurs et blason de la lignée de Deremis, sont réservés à l’armée royale.

Lorsque le Royaume est en danger, l’armée royale affronte l’envahisseur aux côtés des troupes provinciales, l’ensemble formant un panache de couleurs qui rend l’impression aux ennemis de l’Humanité que cette dernière se dresse unie contre eux.

Les Humains ont une culture largement basée sur la religion, ce qui en fait le peuple le plus croyant.
L’Église est toute puissante et bien que politiquement neutre, elle reste néanmoins très ferme sur certains sujets comme le peuple et la foi. Elle incarne un réel pouvoir à ne pas négliger, car ce qu’elle déclare être vrai ou faux, le peuple le croit.

Les Humains sont très méfiants vis à vis des autres races qu’ils considèrent comme des monstres, au même titre que ceux qui rôdent parfois dans les bois et n’hésitent donc pas à les chasser avec les mêmes méthodes.


L’aube de l’Humanité

Les premiers Humains s’établirent en tribus d’une dizaine d’individus vivant de la chasse, de la cueillette et de l’élevage.

Très vite, ces communautés grandirent, prospérèrent et s’élargirent, devenant des petits villages ou au contraire formant des tribus de nomades se protégeant les uns les autres face aux rigueurs des éléments.

Les premiers conflits entre Humains n’étaient rien de plus que de simples escarmouches mais le temps passa et ces combats se firent de plus en plus violents, organisés, cruels, mais surtout justifiés par des motifs insignifiants.

Les Humains consacrèrent une grande partie de leur intellect à trouver de nouveaux moyens de guerroyer. Les conflits étaient de plus en plus réguliers, et de plus en plus longs. Les grands axes reliant les différents villages devinrent par conséquent de moins en moins sûrs.

Le niveau de technologie de l’espèce humaine s’éleva rapidement grâce à la guerre et très vite l’Humanité apprit et maîtrisa l’art de forger des objets, ce qui lui offrit de meilleurs armes et protections. L’architecture lui permit quant à elle de bâtir de formidables défenses tandis que le développement de la médecine sauva de nombreuses vies.
Cependant, bien que toutes ces avancées bénéficièrent à tous et ce dans des domaines autres que celui de la guerre, la plupart des ressources étaient investies dans ce but.

C’est à cette époque que les tribus nomades partirent dans le nord pour ne plus en revenir.
Souhaitant échapper aux guerres qui n’étaient pas les leurs, cette migration marqua une réelle scission entre les nomades et les sédentaires, car par-delà le Mur de Givre, se trouve un autre monde et un autre mode de vie.


La croyance

A l’aube de l’Humanité, les Humains croyaient qu’Akenlor était peuplé d’esprits, tous plus divers les uns que les autres. Ils étaient convaincu que ceux-ci pouvaient agir pour guider les peuples ou au contraire pour les faire sombrer dans l’oubli.

Ainsi, d’un village à un autre, les noms qui étaient donnés à ces esprits pouvaient changer, tout comme leurs rôles. Cependant, ces différences restaient relativement mineures, l’on retrouvait à peu près partout certains concepts communs : un esprit des moissons pour favoriser les récoltes abondantes, un esprit de la chasse pour assurer suffisamment de nourriture au village, etc…

Au fil du temps, ces croyances évoluèrent, devenant plus uniformes au fil des conquêtes et des diverses unifications de territoires. Celles-ci devinrent alors finalement un panthéon de six dieux. Ce panthéon prit de plus en plus d’importance, principalement grâce à l’Eglise qui s’était formé autour.

Là ou les anciens esprits étaient simplement révérés localement et chacun à sa manière, l’Eglise disposait d’une entité centrale et visuelle forte, de prêcheurs ainsi que de missionnaires. Au fil des années, elle devint fermement ancrée jusque dans les lieux les plus reculés des territoires humains. Elle déclara alors le Panthéon des Six comme étant les seuls véritables Dieux et interdit l’adoration d’une autre entité.

Une ère de terreur s’ensuivit et de nombreux fidèles dénoncèrent des adorateurs des anciens dieux, fussent-t-il un voisin, un ami ou un membre de leur famille. Même le paysan souhaitant perpétuer les croyances de ses ancêtres fut obligé de se cacher pour éviter le bûcher.


Les Nordiens

Les tribus qui partirent au nord, au-delà des hautes falaises appelés le Mur de Givre, apprirent à affronter un nouvel environnement hostile et dangereux.

Le froid glacial, les blizzards réguliers ainsi que les vents furieux n’étaient que la partie visible de l’iceberg.
Dans ces terres gelées, le plus grand prédateur connu est un peuple résidant ici depuis toujours : les Fenryens, des hommes-loups plus grands qu’un Humain et aussi puissant qu’un Orc. Leur corps entier est une arme mortelle, bien que les Fenryens ne s’en contentent pas. Ils possèdent des armures en cuir de buffle tanné aussi résistantes que le fer ainsi que des armes au tranchant exceptionnel.

La vie d’un Nordien est donc une vie difficile, faite de chasse et de survie dans un monde hostile. Ils sont cependant guidés par un sentiment de fierté commune et par des traditions orales qui leur apprend dès leur plus jeune âge que chacun ne mérite que ce qu’il s’efforce de gagner.
Devant le danger, jamais un vrai Nordien ne recule : « on vit Nordien et on survit, ou on meurt », telle est la devise de ce peuple.

Les Nordiens croient toujours dans les esprits car loin de l’influence de l’Eglise, ils ont conservé les anciens rites et traditions des premiers Hommes.


L’avènement de Deremis

Les territoires humains étaient en proie à de violents conflits entre les diverses nations, entraînant des guerres civiles autant que des guerres extérieures.

L’insécurité était totale et les morts se comptaient en trop grand nombre pour assurer un futur à l’Humanité. Des nations entières furent détruites et leurs habitants massacrés pour des prétextes qu’aujourd’hui beaucoup jugeraient futiles.
Alors que l’avenir semblait sombre, un Homme apparut, on le connaîtra plus tard sous le nom d’Osvald Deremis. C’était un grand orateur et il gagna rapidement les cœurs et les esprits, rassemblant les peuples épuisés par la guerre et partageant ses idéaux d’une Humanité en paix avec elle-même.
Ce qui était au départ une milice de paysans s’organisa sous son autorité et se transforma rapidement en armée entraînée et motivée. Avec des plans d’une ingéniosité sans précédent, il parvint à faire tomber les territoires les moins importants sans verser la moindre goutte de sang. S’attaquant directement aux dirigeants irresponsables des nations en guerre, il parvenait à retirer tout velléité de combat aux forces armées, leur proposant même de rejoindre sa cause.

Son humilité et son courage étaient impressionnants tandis que la sincérité transparaissait dans le moindre de ses actes et dans la plus simple de ses paroles.
Très vite, ses partisans furent plus nombreux que la plupart des armées des plus grandes nations qui résistaient encore à son influence. Certaines durent être prises par la force, mais il parvenait toujours à limiter les massacres et les bains de sang inutiles. Pour lui, chaque âme devait vivre, chaque âme méritait de connaître cet avenir radieux qui se présentait.

Une fois l’ensemble des territoires humains conquis sous sa bannière, il fut unanimement nommé Roi. Afin de faciliter la gestion du Royaume, il divisa ce dernier en territoires plus petits appelés duchés, baronnies ou comtés. Il laissa enfin la responsabilité de ces zones à ses plus fidèles généraux et conseillers.


L’âge d’or

Ainsi débuta une longue période de prospérité et de paix. Chacun put se reconstruire et prendre le temps de se consacrer à l’avenir. Ce fut une grande époque de progrès technique et technologique.

Le roi Deremis transforma la petite ville côtière de Tempestia en capitale resplendissante, siège d’un pouvoir incontesté. Il organisa la création d’une immense académie afin de dispenser savoir et éducation.
Il mit aussi sur pied une armée royale disposant des meilleures armes et armures puis ordonna de lever une flotte de guerre pour protéger les côtes.

Depuis, la lignée Deremis continue à régner sur le Royaume qui porte désormais leur nom, en hommage à celui qui réussit à unifier l’Humanité.


La chute de Malzerik

Lorsque les hordes de Peaux-Vertes atteignirent les côtes est du continent, elles se déchaînèrent sur les territoires les plus excentrés du Royaume. Faiblement défendus, il n’y eut presque aucun survivant et il fallut des semaines avant que la nouvelles arrive à Tempestia et que l’ordre de déployer les armées du Royaume soit donné.

Lorsque les troupes royales appuyées par les régiments des comtés, duchés et baronnies arrivèrent au contact des Peaux-Vertes, ceux-ci avaient déjà ravagé une bonne partie de la région.
C’est à la frontière sud de la baronnie d’Osrald qu’ils furent arrêtés, mais le prix fut exorbitant en vies humaines.

Lorsque l’assaut reprit, les Peaux-Vertes étaient encore plus nombreux et semblaient avides de violence et de sang.
La frontière d’Osrald tint bon malgré les pertes, mais les troupes alliées qui défendait le passage menant à la baronnie de Malzerik furent débordées et mises en pièces.
La baronnie entière fut le théâtre sanglant d’un pillage si violent que les rares témoins qui en ont réchappé ont fini par sombrer dans la folie.

Ce territoire perdu est depuis lors devenu un objectif de premier ordre pour Deremis qui tient à récupérer ces terres et venger les Hommes qui y sont mort.


Jouer un Humain

Tous les Humains sont croyants. L’athéisme n’existe pas dans la culture et la nature humaine. Soit vous croyez au panthéon de l’Église, soit aux anciens esprits, soit en autre chose, mais vous croyez forcement en une entité, qu’elle soit bienveillante ou non.

Les Humains sont divisés en deux peuples bien distincts : le Royaume et les Nordiens.

Incarner un Humain du Royaume, c’est jouer avec un costume approprié à son rang et à sa place dans la société. Inutile de venir vêtu tel un noble si vous n’en possédez pas la compétence. De même, votre richesse en jeu doit s’illustrer dans votre tenue, c’est un monde d’apparat.
Si vous jouez un soldat ou un officiel d’un duché, d’une baronnie ou d’un comté alors vous devez en portez les couleurs.
ATTENTION : Ne pas respecter le code couleur de votre groupe peut très rapidement se retourner contre vous en jeu.

Incarner un Nordien c’est jouer un subtil mélange entre un guerrier nordique et un maraudeur mercenaire. Dans le Royaume, les Nordiens ne voyagent que rarement en groupes de plus de trois ou quatre individus. En effet, les Nordiens vivent à la fois du commerce et du pillage et un groupe trop important peut éveiller des soupçons, pas forcément toujours justifiés.
Ce sont par ailleurs des gens peu loquaces et très peu portés sur la beauté de l’habit.
Leur accessoires sont souvent des osselets ou des trophées de chasses et ils sont vêtus de peaux de bêtes et d’armures en cuir pour la plupart d’entre eux.

Les visuels suivants sont une base d’inspiration. Ils vous est demandé de respecter au mieux la thématique visuelle de votre faction afin de permettre à tous une meilleure immersion.


Soldat d’une armée du royaume


Garde des villes


Bourgeois et noble


Nordien


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