L’Empire Eternel


“Depuis toujours, le mal va et vient. Les gens de justice l’affrontent et le repoussent. Puis, tel les vagues de la marée, il finit inlassablement par revenir…

Durant des siècles nous avons lutté contre les restes d’un désastre magique. Et dans notre colère nous avons banni de toute réalité le mal qui en été la cause, sans savoir que nous ne lui offrions alors pas une prison, mais un répit pour devenir encore plus puissant…”

Mylwen Terelis
Archimage au front de Malzerick

Introduction

Depuis les profondeurs de la mer, quelque chose à jailli non loin du rivage. Tel un rubis colossal, cette immense structure, dont les quelques dizaines de mètres en dehors de l’eau laissent deviner sa taille démesurée, luit d’une puissance malfaisante.

Sa présence est inquiétante et sa vue rend mal à l’aise. Mais nul ne sait de quoi il s’agit réellement, car depuis le tréfond des océans, des morts-vivants sortent sur les berges, chassant quiconque s’approche d’un peu trop près.

Bien que la plupart des revenants s’affairent à la construction d’étranges structures, semblant bâtir ce qui paraît être les prémices d’une cité, sa régence semble déjà bien prise en main par des êtres moins patauds et cadavériques.

Des vivants sont aussi là, marchant et œuvrant parmis les abominations nécromantiques, semblant trouver dans cet océan de putréfaction, une certaine forme de tranquillité et de confort.

Obéissant à une volonté implacable qui s’exprime directement dans leur esprit, les fidèles de l’Empire Éternel travaillent et combattent sans repos et sans faiblir, galvanisés par une puissance étrange et inconnue : celle de leurs maîtres, celle de ceux qui se nomment les “Vrais Dieux”.

Créatures cauchemardesques que nul n’a jamais encore vu, leur seule puissance ferait sombrer dans la folie quiconque s’aventurait un peu trop dans la contemplation de ces êtres ou resterait un peu trop à l’écoute de leurs murmures insidieux et malsains.

Manipulant la nécromancie ainsi qu’une magie inconnue même des plus grands mages Azehils, des créatures immortelles aux traits de vivants se meuvent dans la nuit, vidant de leur sang les malheureux qui croisent leur chemin, et ce jusqu’à la dernière goutte.

Gracieux, vifs et insaisissables, ces monstres terrifient les nuits de tous ceux vivants dans la région.

Ils sont appelés chercheurs de sang, monstres de la nuit, ou encore terreur des cauchemars.

De jour, ils marchent le long de leur territoire côtier à la tête de colonnes de morts-vivants et de servants mortels, traquant la moindre incursion sur ce qui est désormais appelé le rivage de sang.

Ils semblent diriger d’une main de fer toutes les autres créatures de l’Empire Éternel.

De nombreux nécromanciens, jusqu’alors cachés pour sauver leur vie de la fureur aveugle de leurs propres peuples, ne se dissimulent plus, marchant vers le rivage de sang, comme attirés par sa puissance funeste et sachant que là-bas, ils n’auraient plus à se cacher mais qu’au contraire, ils pourraient s’adonner à leurs pratiques sans restrictions.

Les non-morts quant à eux ne sont pas de simples zombies décérébrés comme semblent l’être ceux qui travaillent sur le mystérieux chantier du rivage.

Non ils sont vifs, débordant d’une énergie surnaturelle qui coule dans leurs veines à la place de leur sang. Leur regard brille d’une intelligence cruelle et retorse, tandis que leur voix est empreinte d’un vice dépassant de loin celui dont sont capables les mortels.

Leur force est démesurée et leur endurance incroyable. Ils ne ressentent ni la douleur ni l’épuisement et ne connaissent ni la faim ni le sommeil.

Certains vivants rejoignent le rivage, attirés par les promesses d’une puissance dépassant leur imagination et acceptant la servitude éternelle contre l’espoir de devenir l’une de ces créatures immortelles.

Ils sont pour la plupart tolérés, mais tous savent qu’ils doivent se rendre utile s’ils veulent éviter de finir dans l’assiette d’un de ces puissants seigneurs de la nuit.

Bien que leur place se trouve en bas de la chaîne alimentaire, les vivants s’adaptent rapidement à l’humilité et à la servitude nécessaire pour autant survivre que plaire aux échelons les plus élevés de cette étrange hiérarchie.

Ainsi, ceux possédant le don s’affairent à apprendre la nécromancie afin de permettre d’aider leurs maîtres à augmenter leurs armées de morts-vivants. Ceux qui ne le possèdent pas s’efforcent alors d’exceller au combat dans le but de pour prouver leur vaillance et leur force.

D’autres encore mettent en avant leur expertise en tant qu’artisans.


Jouer un vivant

Interpréter un vivant est chose relativement aisée. Votre personnage appartient désormais à l’Empire Éternel, qu’il a rejoint pour des raisons qui lui sont propres.

Mais quelle que soit sa psychologie, son désir de servir est aussi grand que son ambition d’obtenir plus de pouvoir.

Les vivants de l’Empire Éternel vouent sans exception un culte aux Maîtres, qu’ils considèrent comme étant des dieux. Vous êtes en bas de l’échelle, tant hiérarchique qu’alimentaire en ces lieux, mais votre présence, qu’elle soit tolérée ou acceptée, sait trouver une utilité. Tant que la révérence est là, tant que la place des vivants est tenue, alors ces derniers continuent de vivre.


Jouer un non-mort

Les non-morts sont les serviteurs particuliers des Maîtres. Ils ne sont pas de simples zombies décérébrés incapables de parler ou de faire preuve de la moindre vivacité.

Ce sont des élus, sortis de la mort et rendus plus puissants qu’au temps de leur vivant par la magie nécromantique des Maîtres.

Les non-morts sont d’une loyauté indéfectible et bien qu’ils possèdent une forme de libre-arbitre ainsi qu’une personnalité propre héritée des restes de ce qu’ils étaient quand ils avaient un pouls, trahir, comploter ou désobéir sont des notions inexistantes dans leur esprit.

Le pouvoir des Maîtres les maintient parmi les vivants et influe également sur leur psychologie. Bien que les personnalités diffèrent d’un non-mort à un autre, tous tendent à certains principes qui leur sont universels comme le plaisir de tuer, la satisfaction de se délecter de la souffrance d’autrui ainsi que la tendance à refuser toute forme de pitié ou de supplication.

Les actions de bonté les font presque systématiquement grimacer de dégoût, ressentant désormais une aversion pour ce genre d’actes qu’ils jugent faibles et indignes.


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