La religion de l’Humanité


BANUR


Le culte de Banur est l’une des plus anciennes religions qui soient.

Il ne s’agit ni plus ni moins d’un amalgame de croyances archaïques mêlé à diverses cultures paysannes, le tout agrémenté d’une dose non négligeable de superstitions en tous genres.

Banur protège les fermiers, assure l’abondance des récoltes et préserve le cycle de la vie, garantissant à chacun la santé et la prospérité de leurs terres.

Les temples sont épars et bien souvent très sommaires. Ils sont pour la plupart installés dans les granges ou à proximité des épouvantails, symboles de cette divinité.

Banur symbolise l’ouverture d’esprit et la tolérance, il n’est donc pas étonnant que son culte prêche l’entraide et la simplicité, notions fort éloignées des doctrines rigides caractérisant la plupart des autres cultes.

Les jeunes enfants qui sont confiés au culte de Banur ne sont pas tous  destinés à l’ordination. Et bien que certains deviennent effectivement des novices et qu’une infime partie de ces derniers gravissent les échelons, la majorité sont là pour s’y voir enseigner la lecture, l’écriture et les bases de l’arithmétique, leur assurant ainsi un avenir des plus prestigieux au regard de leur origine sociale.


ESBEN


Vénéré aussi bien par de nobles magiciens au sein de palais resplendissants que par d’inquiétants ritualistes réfugiés dans les plus humides donjons, Esben trouve paradoxalement aussi écho chez un nombre non négligeable de cultistes qui s’adonnent aux pires immondices dans l’espoir, souvent vain, d’obtenir plus de puissance.

Il est considéré par ses disciples comme un moyen et non une fin, comme un outil et non pas comme un juge. Il symbolise la voie menant à d’incroyables pouvoirs si tant est que l’on soit prêt à en payer le prix, bien évidemment toujours exorbitant.

Esben est aussi le symbole des grandes vérités. Les mots sont ses armes favorites et ils les manie avec une puissance sans égale. Il est le gardien du savoir et se délecte de la soif de connaissance des créatures mortelles.

Il apprécie par-dessus tout les savants, les mages et les médecin qu’il n’hésite pas à aider sans que ces derniers ne se rendent compte qu’ils lui sont désormais liés par un lien invisible et intemporel qui durera tant qu’ils agissent dans son intérêt. 


MERIHIL


Le cœur des mortels est faillible et abrite les plus sombres des tentations en son sein. Néanmoins, c’est au crépuscule de leur existence qu’ils rencontrent la déesse Merihil qui juge la valeur de leur âme et accorde le droit au repos tant mérité ou au contraire condamne à la repentance éternelle.

Tandis que le mortel attend son verdict avec appréhension, elle sourit et chante, racontant de sa voix mélodieuse le merveilleux avenir qu’est la mort.

Du creux de ces lèvres, elle guide les âmes au travers d’un abîme de désolation et grâce à elle, nombreux sont ceux qui appréhendent son jugement inéluctable avec la sérénité propre aux éternels optimistes.

Les lamentations des mortels sont pour elle la plus douce des symphonies tandis que la souffrance des repentis la remplit de joie.

Chacune de ses prétendues apparitions engendre un hymne de plaintes car le moindre mot prononcé par cette manifestation perce le cœur et la volonté des malhonnêtes et des malfaisants.

Manipulant le fil de la destinée des mortels, elle passe son temps dans le royaume des morts à juger les défunts et malheur à celles et ceux qui ont osé blasphémer son nom.


SIRALD


Même dans un monde où la mort peut frapper à chaque instant l’Homme porte la main sur son seul allié : sa propre espèce, faisant de son frère son pire ennemi.

C’est là l’amère et tragique ironie de l’Humanité. 

Sirald incarne la dignité spirituelle et le respect de soi ainsi que des autres. 

Les chevaliers de son temple n’obéissent qu’à leur conscience et ont pour loi principale la fidélité à la parole donnée. Les faits d’armes qu’ils accomplissent dans le monde sont le contraire d’actes mécaniques et conditionnés mais résultent au contraire d’un profond dévouement spontané. 

Selon les préceptes du culte de Sirald, nul besoin d’être né noble pour être chevalier : il suffit en effet d’avoir en soi les valeurs morales dignes des plus grands héros et de suivre à la lettre les enseignements qui sont prodigués tout au long de l’intronisation. 

Au fil du temps, le temple s’est scindé en trois ordres distincts.

Le premier, Imbellis Nobilé, est composé de gentilshommes accomplis qui ont prouvé leur noblesse par des actes dignes de figurer dans les annales du temple. Installés dans des fiefs au nom du culte de Sirald, ils administrent leurs domaines tels des seigneurs. 

Le deuxième, Miles Prierat est constituée de chevaliers sans terre. Qu’ils s’agisse de chevaliers sans héritage arpentant les routes pour venir en aide à ceux qui en ont besoin ou de valeureux guerriers ayant choisi de vouer leur vie à un queste, tous sont conscients que leur but est noble et promet à la fois gloire et renomée. 

Enfin le troisième, l’Ante Crucifixus,  regroupe les chevaliers qui ont renoncé à tout, leurs titres de noblesse, leurs richesses ou même le confort d’une famille afin de s’enrôler dans une milice de combattants chargés de traquer le mal en ce monde. 


MARENOS


Marenos est une énigme pour la plupart des habitants d’Akenlor et la plupart de ceux qui ont tenté de briser ses secrets ont fini par perdre l’esprit.

Il est dit que Marenos vivrait dans un gouffre sans fond où le malheureux qui y sombre devient fou avant que sa chute ne s’achève.

Ce que l’on sait de ce dieu, c’est qu’il incarne la damnation éternelle et symbolise le fléau de l’humanité. Marenos n’est pas enclin à agir à la légère, car il est trop occupé par ses contemplations. Il préfère donc déléguer les tâches à ses valets, valets qui la plupart du temps se présentent sous la forme de prêtres déformés par les mutations et la sorcellerie qui se dégage des sacrifices qu’ils exécutent sans discontinuer.

Pour le dieu des maudits, les mortels ont un talent incommensurable pour la tromperie et la duplicité et ce même s’ils passent l’essentiel de leur vie sans s’apercevoir des contradictions et des paradoxes qui se bousculent dans leurs esprits limités.

Le mortel qui signe un pacte avec Marenos ne connaîtra jamais le repos éternel car ceux qui lui ont un jour voué un culte sont condamné à le servir pour l’éternité dans la non-vie.

Pour Marenos, la mort n’est qu’un outil et il n’hésite pas à s’en servir pour tourmenter les mortels et ainsi faire grandir toujours plus le nombre de ses fidèles.


AKHAL


Les origines d’Akhal sont entourées de légendes et de mythes, ce qui n’est pas surprenant lorsqu’il est question d’un homme qui fonda un empire avant d’être déifié. 

Les dirigeants du culte insistent sur le fait que toutes ces histoires sont fidèles à la réalité et font partie intégrante du dogme officiel, même lorsqu’elles sont contradictoires.

Akhal représente la vertu, la protection face aux puissances du mal et le juste courroux qui châtiera les incroyants.

Cependant, face à l’immensité du royaume de Deremis et à la multiplicité de ses cultures, les pratiques religieuses doivent s’adapter pour rassembler, ce qui engendre inévitablement des variations plus ou moins bien acceptées par les fidèles. 

Il n’est pas rare qu’un dieu soit particulièrement estimé dans une région et à peine mentionné dans une autre.

Mais il existe une exception notable à cela et c’est le culte d’Akhal. 

Ce dernier est révéré de façon universelle dans le royaume de Deremis et même les régions les plus éloignées de la capitale lui vouent un culte en particulier.


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