La noblesse du Royaume


Une caste liée par l’honneur

Toute lignée attache une grande importance à son honneur, qu’il s’agisse pour certains de ne jamais fuir une bataille ou pour d’autres de mener le combat au milieu de leurs hommes.

Servir le roi et par extension l’Humanité est un devoir pour la noblesse qui voit cela comme une juste rétribution des privilèges dont ils jouissent.

Toute atteinte à cet honneur par un autre noble se verra réglée par un duel entre les concernés ou par l’intermédiaire de champions.

Quel que soit le résultat, la loi du Royaume est très claire et indique que l’incident sera immédiatement et définitivement clos sitôt le duel terminé, sans que quiconque ne revienne dessus, sous peine de s’attirer l’opprobre du souverain.


Les rangs dans la noblesse

Le roi 

Autorité supérieure dans tout le royaume, le Roi Deremis administre avec une volonté de fer et une perspicacité qui font de lui le monarque de sa lignée le plus adulé depuis le premier des Dérémis.

D’un geste ou d’une parole il peut mobiliser l’ensemble des forces de l’Humanité pour abattre une menace qui irait à l’encontre des intérêts du genre humain.

Duc

Le titre de duc est le plus haut titre de noblesse existant au sein du royaume. Le porter est synonyme d’un devoir éclipsant les désirs et aspirations personnelles pour se dédier entièrement à l’Humanité et à sa prépondérance sur Akenlor.

De nombreux pouvoirs au sein du royaume sont détenus par des ducs, notamment le pouvoir militaire ou financier.

Marquis

Originellement un simple titre de courtoisie désignant un noble résidant à la capitale de Tempestia, le roi Deremis le régularisa afin d’en faire un titre officiel.

Ce dernier est désormais réservé aux nobles rattachés exclusivement à une fonction administrative au sein de la capitale et réside hors de la hiérarchie nobiliaire. 

Comte

Le titre de comte possède une forte symbolique militaire. Il n’est donc pas rare que de nombreux détenteurs de ce titre soient d’anciens officiers de l’armée royale dont les hauts-faits leur ont vu se faire confier des terres par l’un des rois de la lignée de Deremis.

Vicomte

L’entrée dans l’armée royale imposant d’abandonner son titre de noblesse ainsi que tous les privilèges afférents, l’ensemble des membres composant ce corps d’élite fonctionnent avec leur propre hiérarchie interne, faisant fi de ce qu’il se passe à l’extérieur.
Par conséquent, lors des rares cas où un membre de l’armée royale a reçu le titre de comte de la part du roi, ces derniers n’ont pas hésité à solliciter que les sous-officiers de l’armée royale sous leurs ordres puissent les rejoindre pour les assister dans l’administration de leur province nouvellement acquise.

Baron

Bien qu’en apparence, ils soient sur un pied d’égalité, il n’est pas rare que certains barons prennent l’ascendant sur leurs pairs afin d’apporter un semblant d’effort commun au sein d’une même région.

Ce « groupement » de baronnies peut même parfois incarner, dans la réalité à défaut que ce soit le cas dans les titres, une puissance économique, militaire et politique telle que d’autres nobles de plus haut statut reconnaissent certains barons comme leurs égaux.

Chevalier et banneret

Le titre de chevalier est le plus petit titre de noblesse existant au sein du Royaume de Deremis.

Un banneret désigne un chevalier possédant suffisamment de vassaux pour former une compagnie en vue de combattre au nom du roi. 

Un banneret est forcément lié à une baronnie à qui il doit support et assistance dans la gestion de son domaine. Il est relativement commun qu’un baron délègue l’ensemble de la gestion militaire à un ou plusieurs de ses bannerets.

Le banneret lui doit obéissance en ce qui concerne la gestion du quotidien de ses terres, néanmoins, en période de guerre, l’autorité des bannerets à tendance à se substituer à celle des barons, la gestion du conflit prédominant sur celle du quotidien.


Les voies d’accès à la noblesse

Il existe plusieurs moyens d’accéder à la noblesse, bien qu’en dehors des périodes de guerre, cela soit extrêmement rare. Il est donc commun de voir nombre de roturiers partir au combat en espérant se distinguer par un fait d’armes suffisamment héroïques pour arriver aux oreilles du roi.

Les seuls moyens d’être nobles sont les suivants :

  • L’hérédité.
  • Des récompenses militaires ou civiles.
  • La chevalerie.
  • Le service des armes.
  • L’anoblissement par décision du roi.

La déchéance de la noblesse

S’il existe plusieurs moyens d’accéder à la noblesse, il existe aussi des cas, bien plus nombreux, de la perdre.
Cependant, cette déchéance nobiliaire, si elle émane du roi, étant systématiquement synonyme de mort sociale (ou pire), peu ont pris le risque de s’attirer les foudres du monarque du Royaume.

Les raisons justifiant la perte d’un titre de la noblesse sont les suivantes :

  • Le fait pour une femme noble, de se marier avec un roturier (la femme prend systématiquement la condition sociale de son mari).
  • Être né(e) d’une union illégitime.
  • Avoir été condamné(e) pour un crime.
  • Entrer sans permission du roi, au service d’une puissance étrangère et/ou se faire anoblir par celle-ci.
  • Refuser ou omettre de prendre les qualifications nobles rattachées à son rang.
  • Par révocation d’anoblissement émanant du roi.
  • Exercer une activité commerciale, manufacturière ou manuelle sans autorisation du roi.
  • La soumission économique, territoriale ou militaire à une noblesse de rang inférieur.

Les privilèges de la noblesse

La noblesse se caractérise notamment par de nombreux privilèges qui peuvent être rassemblés en plusieurs catégories.

  • Les privilèges fiscaux : exemption de la plupart des taxes et impôts individuels pour les membres de la noblesse
  • Les privilèges politiques : Chaque membre de la noblesse, quel que soit son rang a accès aux divers organes régissant la vie politique du royaume, pour peu qu’il en réunisse les critères d’entrée.
  • Les privilèges honorifiques : La noblesse a aussi comme devoir de gérer le royaume au nom du roi et de faire preuve de préséance si la situation l’exige, pour le bien de l’Humanité et dans les règles édictées.
  • Les privilèges judiciaires : Dans le cas où un membre de la noblesse est confronté à la justice du royaume, il a le droit d’être jugé par un tribunal spécifique. Ce dernier est constitué de nobles choisis directement par le roi ou par l’un de ses représentants directement nommé et sans aucun lien avec l’accusé, afin d’éviter toute tentative de corruption.
    Les conséquences judiciaires liées à la trahison et à tout manquement au devoir étant relativement sévères et exemplaires, peu sont les nobles à franchir cette ligne, bien que certains en soient dangereusement proches.
  • Les privilèges de carrière : La noblesse, de par son éducation et ses traditions, possède le droit de demander à intégrer l’armée directement en tant qu’officier.
    Néanmoins, de nombreuses familles nobles obligent leurs descendants à débuter leur carrière militaire au bas de l’échelle puis à s’élever par leurs propres moyens et à gagner par l’exemple le respect des futures troupes qu’ils mèneront au combat.

Les droits et devoirs de la noblesse

La noblesse, de par ses privilèges, possède de nombreux droits et devoirs. S’il y a abus des premiers et/ou que les seconds ne sont pas honorés, non seulement la lignée du concerné en sera à jamais entachée, mais il est possible que la justice s’en mêle pour tenter de ramener le contrevenant dans le droit chemin avant qu’une solution plus expéditive soit envisagée.

Chaque famille de la noblesse a de nombreux devoirs comme :

  • Assurer la défense de son fief et d’y faire régner paix et justice.
  • Rendre hommage à sa lignée et d’en perpétuer l’héritage ainsi que les traditions.
  • Répondre aux convocations du roi en cas de conflit et mobiliser l’ensemble de ses bannerets.
  • Apprendre le maniement des armes et posséder de quoi équiper l’ensemble des troupes présentes sur son fief.
  • Assurer l’entraînement des troupes afin de pouvoir fournir un contingent qualitativement et quantitativement acceptable à l’armée royale selon une fréquence et une quantité établie par le roi.
  • Garantir l’instruction ainsi que l’éducation de chacun de leurs descendants.
  • Percevoir les différents impôts nécessaires au bon fonctionnement du royaume.

De nombreux droits s’ajoutent aux devoirs de la noblesse, comme :

  • Exemption des taxes et compensation liées à la présence de troupes royales sur ses terres.
  • Mobiliser l’ensemble des troupes présentes sur son territoire afin d’agir pour le bien du royaume et dans l’intérêt de l’Humanité.
  • Obtenir de l’administration du royaume l’ensemble des ressources et outils nécessaires au développement tant économique que spirituel, moral, agricole ou militaire.
  • Demander à être reçu par le Roi et servir comme chevalier au sein de l’armée royale.
  • Solliciter la permission du Roi pour servir en tant qu’agent de la couronne à des postes non-militaires et réservés uniquement à la noblesse (le plus souvent dans l’administration royale).

Par ailleurs, de nombreuses traditions auparavant dévolues à certaines familles se sont généralisées et sont désormais devenus des usages que peu enfreignent de crainte de s’attirer le mépris de leurs congénères :

  • L’aîné de chaque famille est par tradition cédé à l’âge de 7 ans à l’armée royale.
  • Aucun chevalier ne peut devenir banneret sous l’autorité directe de sa propre famille.

A cela s’ajoutent enfin de nombreuses interdictions :

  • Interdiction de se livrer à toute activité vénale ou lucrative au dépend du royaume ou de n’importe lequel de ses territoires.
  • Interdiction de glaner, de braconner hors de ses terres, d’organiser une quête ou de planifier tout enrichissement personnel au dépend du royaume ou de n’importe lequel de ses territoires.
  • Interdiction de cultiver soi-même ses propres terres ou de les faire cultiver à autrui pour son propre compte (à l’exception de la réserve seigneuriale obligatoire).
  • Interdiction d’exproprier, sauf en cas d’autorisation du Roi, ce qui, dans tous les cas, devra faire l’objet d’une compensation à hauteur du bien confisqué.
  • Interdiction de céder, vendre, prêter ou faire changer de propriété, temporaire ou durable, les terres dont un noble à la charge.
  • Interdiction d’interférer passivement ou activement, directement ou par intermédiaire, avec la justice du royaume ou tout organe administratif.
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