La culture des Peaux-Vertes


La Guerre


Du point de vue des Peaux-Vertes, la guerre est un mode de vie.

Qu’il s’agisse des Orcs brutaux ou des Gobelins calculateurs, chacun d’eux porte en lui l’essence même du combat, de sa naissance à sa mort.

Leur quotidien est rythmé par la loi du plus fort, par la survie et par conséquent par le conflit.

La guerre n’est donc tout simplement que l’expression même de leur nature.

De leur point de vue, il est totalement incohérent de rechercher la paix et l’entente. Ils ne conçoivent d’ailleurs même pas d’autre fonctionnement que le leur.

Un Peau-Verte qui n’est pas utile au clan n’est pas indispensable et nul ne nourrira une bouche qui ne mérite pas sa place dans la société.

Ainsi, jeunes Orcs et Gobelins sont dès la naissance mis en compétition pour faire d’eux de véritables machines tournées uniquement vers la guerre.

Cette particularité seule fait que les Peaux-Vertes considèrent les autres races comme faibles et indignes de fouler le sol et de respirer le même air qu’eux.
Ils se font donc un devoir de les exterminer au cours de sanglants combats, seul moyen à leur yeux de gagner gloire et honneur avant de rejoindre leurs ancêtres.


L‘honneur et la mort


Le premier conflit auquel participe un Peau-Verte est un grand moment, tant pour lui que pour le reste de son clan. Qu’il revienne en vie ou périsse sur le champ de bataille, il sera honoré et son esprit recommandé aux anciens.

Néanmoins, les Peaux-Vertes ne sont pas une culture barbare sans intelligence, bien au contraire.

Le concept d’honneur est très important pour eux, bien qu’il puisse différer de la signification que lui donnent d’autres cultures.

Un Orc considérera toujours qu’attaquer un ennemi, que ce soit dans le dos ou par surprise n’est pas déshonorant, car un guerrier se doit de toujours être sur ses gardes.

Cependant, jamais un Orc n’attaquera volontairement un civil isolé et désarmé, cherchant au contraire un affrontement honorable face à un autre guerrier.

Du point de vue des Gobelins, cela est légèrement différent. Ne disposant pas de la carrure de leurs cousins Orcs, ceux-ci ont dû développer d’autres manières de se battre.
Ainsi ils préfèreront attaquer par surprise et en nombre, n’hésitant pas très souvent à tuer leur ennemis sans même que celui-ci sache d’où et de qui cela peut provenir.

Ils ne se préoccuperont de savoir si leur future victime est un guerrier ou un simple civil, uniquement pour estimer leurs chances d’arriver à la tuer.

Un Orc ne peut pas refuser un défi, cela serait pire qu’une défaite à ses yeux, mais aussi aux yeux de toute la société des Peaux-Vertes.

Néanmoins, les Gobelins ne sont pas du  tout inclus dans ce concept et jamais un Orc ne s’abaissera à lancer un défi à l’un d’entre eux.

En effet, cela reviendrait à les traiter comme des égaux, ce qui est inconcevable.

Sans compter que les Orcs sont loin d’être stupides. Ils savent qu’ils ont besoin des Gobelins et que si l’un d’entre eux relève un défi, c’est qu’il a déjà prévu une idée saugrenue pour gagner, très souvent de manière détournée.


Les anciens et les esprits


La culture des Peaux-Vertes est extrêmement respectueuse des ancêtres et il est très fréquent de voir les guerriers invoquer les esprits avant et pendant un combat.

Nombre d’expressions ou de jurons de leur langage y font d’ailleurs références.

Ainsi, il n’est pas de pire insulte que de remettre en cause l’honneur ou celui des ancêtre d’un autre Peau-Verte, ce qui finit inévitablement en duel à mort.

Des cérémonies sont régulièrement organisées par les chamans des clans.

S’il ne s’agit que d’un groupe rentrant de la chasse ou des derniers hommages à un guerrier tombé au combat, cela ne concernera que quelques d’individus.

Mais certains événements sont l’occasion de grands rassemblements qui peuvent réunir plusieurs clans majeurs dans de gigantesques cérémonies impliquant plusieurs dizaines de chamans.


Les Chamans

L’un des cœurs battants de la société Peau-Verte, une caste à part, en dehors de la société mais pourtant présente dans chacune de ses strates. 

Les chamans sont peu nombreux mais leur influence est grande auprès de leurs congénères. 

Ils représentent le pouvoir spirituel, subtil mélange entre la tradition, la religion et le mysticisme. 

Les Peaux-Vertes croient que les chamans sont des élus des esprits car ils peuvent entendre les murmures de ces derniers et leur parler pour disposer de leur puissance. Cette puissance mystique terrifie les Orcs et encore plus les Gobelins. 

Une chose impalpable qui peut tuer sans combattre, comment lutter contre ça ?

Cette puissance représente ainsi la plus grande phobie des Peaux-Vertes, un ennemi impalpable qu’on ne peut vaincre, mais également leur plus grande admiration car représentant un pouvoir considérable qui peut permettre de devenir plus puissant que quiconque. 

Ce subtil mélange de crainte et d’admiration génère un profond respect pour les chamans. Bien qu’ils aient une place unique, les chamans vivent à part, même au sein de leur clan, et souvent isolés. Les Peaux-Vertes ne se sentent jamais rassurés de vivre au quotidien trop près d’une telle puissance. Ainsi, dans leur isolement les chamans entretiennent leur liens avec les esprits, jusqu’à ce qu’un individu vienne les solliciter.

Bien qu’ils n’aient aucun poids dans la politique et la gestion des clans, ils sont une voix qu’on écoute. Un chef de clan ne peut ignorer la voix d’un chaman, même si jamais il ne se sentira obligé d’y obéir. La crainte et la superstition des Peaux-Vertes est trop présente pour s’en prendre à un chaman qui est le lien direct avec ces puissances mystiques.

Ainsi, bien qu’un Orc puisse provoquer en duel un chaman, personne, Orc ou Gobelin, n’accepterait de suivre un chef qui tue un chaman ou le brise. La peur des maléfices et de la vengeance des esprits est bien trop ancrée. Un Orc qui s’en prend à un chaman sera systématiquement exclu du clan et aucun autre n’acceptera de l’accueillir. 

Pour autant, les chamans n’ont aucune autorité officielle sur quiconque. Ils sont comme des guides, des prédicateurs que l’on peut écouter et respecter ou ignorer. Les chamans se tiennent loin des intrigues politiques des clans. Ils n’en ont que faire, ce n’est pas leur rôle, eux qui sont élus des esprits. 

Grâce à leur influence et au respect qui leur est dû, un Gobelin qui se révélerait être en mesure d’entendre les murmures des esprits serait intégré à la caste chamanique. Les autres chamans lui enseigneraient tout ce qu’il y a à savoir, tout en le considérant comme un Gobelin, c’est à dire moins qu’un Orc chaman, mais chaman tout de même. 

Il n’est pas rare que les rituels les plus dangereux soient confiés aux chamans gobelins, avec un fond d’espoir de les voir mourir en essayant ou qu’on leur confie des tâches risquées. Dans tous les cas, les chamans les plus influents resteront toujours des Orcs, mettant en place la même forme de filtre social dans l’organisation interne des chamans. 

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